On cueillait des épis ;
On a semé des mines.
Partout des murs noircis,
Des trous d'obus, des ruines.
Mais qu'importent le sort,
Le mal et le délire,
Le bonheur n'est pas mort,
Il faut le reconstruire.

 
 
Quand le destin te fait souffrir
Et que tu sens ton cœur faiblir,
Alors, revis dans le silence
Un souvenir de ton enfance.

Sans la foi, sans l'amour divin,
La matière est bien peu de chose.
Et la vie un chemin morose
Qui mène à l'ombre et au ravin.